Actions du CIDE

LES ACTIONS RÉALISÉES PAR LE CIDE DE 1991 À AUJOURD’HUI

 

2012 : rapport de synthèse sur des réseaux pédocriminels

Le comité a effectué un important travail sur les activités menées entre les années 1990 et 2005. Ce rapport de synthèse est une sorte d’état des lieux des réseaux pédocriminels, de leurs différentes formes, des protections dont ils bénéficient et de l’omerta qui les entoure aujourd’hui encore.

Ce document replace également les nombreux dossiers traités au fil de ces années par le CIDE dans le contexte des grandes affaires qui ont fait l’actualité.

Pour lire le document suivez ce lien:

Rapport Réseaux Pédophiles

2003: affaire MALAISIE

Après avoir pris connaissance du cas de deux fillettes enlevées par leur père de Suisse vers la Malaisie en 1993, le CIDE a appuyé leur mère dans ses démarches juridiques. Malgré la condamnation en Suisse du père pour kidnapping et séquestration aggravée, le lieu où se trouvaient les fillettes durant ces 10 ans n’a jamais été révélé. Les interventions de la Chancelière de l’Ambassade de Suisse à Kuala Lumpur, du Procureur de Genève et de l’Office fédéral de la police ont été déterminantes pour le rapatriement de ces enfants en Suisse fin septembre 2003.
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2002: soutien du CIDE à la Fondation éthique familiale

En juillet 2002 le CIDE a effectué un versement de CHF 5’000 au profit de la Fondation éthique familiale. Cette institution crée en juin 2002 a mis sur pied une structure unique en Suisse: la Consultation interdisciplinaire de la maltraitance intrafamiliale (CIMI). Elle s’occupe globalement de l’entité familiale en difficulté au lieu d’en traiter chaque membre comme cela se fait ordinairement.
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2002: analyse transversale

Le CIDE, ayant en sa possession de nombreux dossiers dans lesquels les enfants relatent des abus commis dans le cadre de réseau, décide d’engager un journaliste spécialisé dans l’investigation afin de mener une analyse transversale de ces différentes affaires. Cette enquête a été d’une grande utilité, car elle nous a permis d’établir des liens entre certaines de ces affaires. A l’heure actuelle ces liens ne constituent pas des preuves permettant la réouverture de ces dossiers mais le CIDE dispose désormais de nombreuses informations détaillées et précises que notre fondation continuera à exploiter avec pour objectif l’arrestation des pédocriminels. Cette enquête a pu être menée grâce au soutien de l’association Action Innocence Genève (AIG).
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2002: soutien à une victime d’un réseau de prostitution enfantine

Le CIDE apporte son soutien – aide financière et logistique – à une jeune femme victime pendant son enfance d’un réseau de prostitution enfantine. L’enquête s’est poursuivie après la condamnation du père et de la mère à respectivement 12 et 16 ans de réclusion criminelle pour viols et actes de barbarie. Elle s’est réfugiée en Suisse pendant plusieurs mois, suite aux menaces dont elle a fait l’objet de la part des membres du réseau qu’elle a dénoncé. L’association Action Innocence Genève a également contribué au soutien apporté à cette jeune femme.
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2001: CD ROM pédophiles

L’examen minutieux de plusieurs dossiers français a permis de découvrir des similitudes étranges entre des lieux, des agresseurs, des victimes et des intervenants.  

Des familles et des victimes, qui ont pu visionner le CD ROM pédophile remis à la police genevoise par le CIDE, ont pu reconnaître des visages d’enfants et d’agresseurs. Ces affaires ont fait l’objet d’instructions par la justice.
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2000: dénonciation de sites pédophiles.


En avril 2000, le CIDE a dénoncé 33 sites à caractère pédophile auprès de la brigade des mineurs et des moeurs de la police cantonale vaudoise. Après enquête, celle-ci a transmis aux autorités fédérales les informations nécessaires pour que ces sites soient dénoncés auprès des autorités des pays étrangers concernés. Depuis cette date, le CIDE a encore dénoncé une soixantaine d’autres sites à caractère également pédophile.
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2000: rapatriement d’Égypte d’une enfant kidnappée


Le CIDE vient en aide à une maman à qui on avait attribué la garde de sa fillette. Celle-ci a été kidnappée par son père à l’occasion d’un droit de visite en avril 1999 et emmenée en Égypte. Après plusieurs tours de négociations avec le père sans résultats positifs, celui-ci est arrêté à Lausanne à la sortie d’un restaurant. Cette fois, c’est un juge d’instruction qui mène la négociation et le père obtient d’être libéré s’il donne les éléments nécessaires pour faire revenir l’enfant en Suisse. Sarah est arrivée en Suisse dimanche 16 avril 2000 avec sa mère et le délégué du CIDE dépêché au Caire.
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1999: rapatriement du Brésil de deux enfants kidnappés


Le CIDE vient en aide à une maman à qui on avait attribué la garde de ses deux enfants. Ces derniers avaient été kidnappés par leur père sur une piste de ski au Brassus (VD) et emmenés au Brésil. Après une longue et minutieuse enquête menée en collaboration avec le Mouvement suisse contre l’enlèvement des enfants, des informations capitales ont été transmises aux autorités. Celles-ci ont conduit au retour de Mathias et Jonas auprès de leur mère.
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1997: SOS Algérie


Devant la multiplication des horreurs perpétrées en Algérie contre des victimes innocentes, notamment des femmes et des enfants, le CIDE lance une pétition adressée au Conseil fédéral pour demander que le gouvernement suisse offre ses bons offices et mette sur pied une conférence internationale. La pétition recueille des milliers de signatures et est transmise au Conseil fédéral. « Devant de tels massacres, il est important que la clameur de l’indignation soit portée jusqu’aux plus hautes autorités ».
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1997: le CIDE est invité à INTERPOL


Plusieurs associations et personnalités engagées dans la lutte contre la pédophilie se retrouvent en mai 1997 au siège principal d’ INTERPOL à Lyon pour une séance de coordination.
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1996: actions en faveur de modifications législatives


En novembre 1996, le CIDE demande des changements dans notre législation en intervenant auprès de tous les conseillers nationaux et auprès de tous les conseillers d’Etat pour que la simple possession de cassettes vidéo pornographiques mettant en scène des mineurs tombe sous le coup de la loi. Depuis, notre législation a changé et considère comme illicite non seulement la transmission ou la vente de telles cassettes mais également leur détention.
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1995: affaire Nice-Monaco


Cette affaire met en cause au moins trois enfants qui ont été victimes d’un important et puissant réseau pédophile basé principalement dans le sud de la France. Les enquêteurs et tous les experts du CIDE ont été mobilisés. Il est apparu de graves dysfonctionnements de la justice française. Les échos parus dans la presse internationale ont fait état de ces dysfonctionnements et des tissus de protection dont bénéficient parfois certains réseaux pédophiles.
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1995-97: cassettes par centaines


A la suite de la découverte, à Zurich, d’un stock de cassettes vidéo pornographiques mettant en scène des enfants, le CIDE a pu mettre à la disposition de la justice de ce canton un important dossier relevant les très graves agissements d’un ressortissant allemand qui a été arrêté en Tchéquie. Grâce à la collaboration avec d’autres ONG et une enquête minutieuse, il a été possible de mettre en parallèle d’autres agissements délictueux de cet individu, notamment aux Philippines où il a abusé de plusieurs mineurs.
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1995-98: pédophiles suisses au Sri Lanka


Le CIDE met fin aux activités de deux pédophiles suisses sévissant au Sri Lanka. Toute la presse a évoqué le cas de ce millionnaire industriel zurichois qui était accusé d’avoir abusé dans ce pays d’environ 1500 jeunes mineurs! Grâce à une enquête d’une année et au dossier complet fourni par le CIDE, qui prouvait sa culpabilité dans environ une dizaine de cas, ce pédophile a pu être expulsé du Sri Lanka et condamné en Suisse à une peine de 4 1/2 ans de détention.


En 1996 toujours, le CIDE a également fait arrêter un enseignant valaisan. Sous couvert d’aide humanitaire, ce dernier hébergeait un jeune Sri Lankais dont il abusait. Propriétaire d’une grande villa au Sri Lanka, lui aussi y consommait de jeunes garçons. Il a également été condamné à six ans de prison.
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1994: création d’un réseau d’avocats


En Suisse, mais aussi à l’étranger, quelques avocats se sont engagés bénévolement à se tenir à la disposition du CIDE pour défendre les victimes des violations des droits de l’enfant. Plusieurs actions ont pu être ainsi réalisées.
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1994: enquête en Russie dans des prisons pour enfants


Lors d’une mission effectuée dans la région de Saint-Pétersbourg, une journaliste suisse et un médecin français mandatés par le CIDE ont découvert de graves violations des droits de l’enfant dans des orphelinats et des prisons pour enfants:
– sous-alimentation et hygiène déplorable dans des orphelinats/mouroirs
– espérance de vie très limitée pour des enfants dits atteints de maladies mentales, d’où un taux de mortalité excessif
– condamnations en disproportion avec les fautes commises

– ostracisme, sévices sexuels fréquents dans des prisons surpeuplées.

Depuis 1994 le CIDE a soutenu pendant plusieurs années sous forme de parrainage une association locale russe basée à Saint-Pétersbourg, qui assurait la défense juridique de ces enfants.
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1994: enquête au Mali sur le sort d’enfants emprisonnés


Au Mali, dans la prison centrale de Bamako, de graves violations des droits de l’enfant ont été mises à jour par une équipe d’enquêteurs du CIDE.
Ceux-ci ont découvert que des abus sexuels sont perpétrés sur des mineurs en détention par d’autres détenus qui en ont la garde. Par ailleurs, bon nombre d’enfants emprisonnés n’ont pas accès aux soins indispensables auxquels ils ont droit.
Le CIDE a interpellé le gouvernement du Mali ainsi que plusieurs instances internationales pour dénoncer ces violations des droits de l’enfant.
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1993: soutien financier à un programme thérapeutique


En Suisse romande, le CIDE a permis d’apporter un soutien financier à un programme thérapeutique lié à la problématique des abus sexuels.
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1993: soutien financier aux enfants de Manille


Le CIDE a apporté un soutien financier à une association philippine qui vient en aide aux enfants emprisonnés à Manille.
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1993: Prix des Droits de l’Homme pour le CIDE


Les lecteurs du journal français LA CROIX L’ÉVÉNEMENT et du quotidien suisse LA LIBERTÉ ont attribué au CIDE le 12ème Prix des Droits de l’Homme. Choisi parmis six dossiers candidats, le CIDE a remporté ce prix avec plus de 1300 voix. Un chèque de 100’000 FF a été remis à son fondateur.
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1993: dénonciation pénale d’un ressortissant argovien

Pour constituer le dossier de cette dénonciation pénale pour trafic d’enfants et pédophilie, le CIDE s’est appuyé sur une émission de TF1 et une émission de Temps Présent, puis a envoyé aux Philippines un enquêteur qui a recueilli de nombreuses pièces à charge qui ont été transmises à la justice suisse.
Le ressortissant argovien a été arrêté par les autorités genevoises et condamné en 1996 à 5 ans de réclusion. Le CIDE a fourni un avocat à la victime pour la défense de ses droits.
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1992: libération de 153 jeunes Birmanes


Dans le nord de la Thaïlande, plusieurs dizaines de jeunes femmes birmanes étaient retenues prisonnières et forcées à la prostitution dans des maisons closes. Plusieurs témoins ont affirmé que ces prisonnières étaient purement et simplement abattues lorsqu’elles tombaient malades. A la suite d’une longue et difficile enquête, le CIDE a envoyé au gouvernement thaïlandais un rapport avec la liste nominative des victimes à libérer. En juillet 1992, on apprenait officiellement la libération de 153 prisonnières à la suite d’une vaste opération de police.
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1991-92: démantèlement d’une agence de voyages

Alerté par un journaliste, le CIDE s’est penché sur le cas d’une agence zurichoise, dont l’activité essentielle était de favoriser le tourisme sexuel pour pédophiles. Après enquêtes tant en Suisse qu’en Thaïlande, plainte pénale a été déposée en février 1992. L’agence en question a été exclue de la Fédération suisse des agences de voyages et a dû déposer son bilan peu après.
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